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26/03/2009

Laval sur Vologne : les taxes et subventions sont attribuées

Les élus réunis en conseil municipal ont ratifié les décisions suivantes :

Dispositif de relance de l'économie :
Le dispositif du plan de relance de l'économie relatif au fonds de compensation de la TVA ( FCTVA), permet le versement en 2009 des attributions de celui ci au titre des dépenses réalisées en 2008 pour les bénéficiaires du fonds qui s'engagent, par convention avec l'Etat, à accroître leurs dépenses d'investissements 2009.
Le conseil prend acte que le montant de référence est la moyenne des montants des dépenses réelles d'équipement réalisées pour les exercices 2004, 2005, 2006, 2007, soit 211 413 €. Il est décidé d'inscrire au budget 2009 : 450 000 € dépenses réelles d'équipement.
Le maire est autorisé à conclure avec le représentant de l'Etat la convention afin de bénéficier de la réduction du délai d'attribution du FCTVA au titre de 2008, soit 155 000 €.

Pose d'un poteau incendie :
Un poteau incendie destiné à securiser le secteur de la route de Fays sera mis en place. L'entreprise Peduzzi VDR doit s'en charger pour un montant de 2200 €

Demande de retrait :
Le conseil est ok pour le retrait de la commune de Moussey du Syndicat mixte pour l'informatisation communale.

Modification de statuts :
La communauté de communes de la Vallée de Vologne est autorisée à intégrer une compétence en matière d'assainissement autonome relative à l'entretien et aux travaux de réhabilitation des installations, et ce, sur demandes des propriétaires uniquement. A cet égard un règlement doit paraitre.

Renforcement de la VC2 :
Le maire, René L'Homme présentait le dossier concernant les travaux de renforcement de la VC2. Ces travaux sont estimés à 16 175 € HT. Le projet est approuvé. La rue de la gare sera refaite.

Acquisition bâtiment :
Le compromis de vente du batiment appartenant à M. et Mme Paul Deviras a été signé chez Maître Bonne, notaire à Bruyères pour un montant de 44 000 €. Cette batisse sera démolie en vue d'un aménagement de sécurité.
Les travaux sont attribués à l'entreprise TACCA pour un montant de 6040 € HT. Des subventions sont demandées à l'Etat au titre de la DGF et au Conseil Général.

Achat de matériel
Le conseil a inscrit 2000 € destinés à l'achat de matériel pour la salle communale.

Subventions diverses 2009 attribuées :
Coopérative scolaire : 1480 € ;
Anciens combattants de Laval et Fays : 140 €
Laval Loisirs : 450 €
Comité départemental Protection Civile : 100 €
Judo-Club de Bruyères : 60 €
Espérance de Bruyères : 60 €
SMB foot : 120 €
Donneurs de sang de la Vologne : 75 €
Croix Rouge de Bruyères : 40 €
Amicale des sapeurs pompiers de Bruyères : 30 €
ABM Bruyères : 30 €
Club Vosgien Bruyères et environs : 50 €
Bruyères-Natation : 40 €
Subvention baccalauréat avec mention : 300 €
Divers : 300 €
Total des subventions attribuées par la communes : 3215 €

Biens indivis Laval sur Vologne et Fays :
La commission syndicale s'est réunie le 12 février 2009 pour le choix du maître d'oeuvre à qui incombera la rénovation de l'église Sainte-Madeleine. Le bureau d'études Nicolas Mire a été retenu. Il est demandé de cadrer les travaux à hauteur de 90 000 € HT.
Les élus ont affecté la somme de 13 500 € pour la participation de la commune.

Contribution au SIVOS de Bruyères :
Laval participe au SIVOS pour 6247,39 €

Taux de la fiscalisation locale :
Taxe habitation : 3,32 %
Taxe foncière (bâti) : 3,75 %
Taxe foncière ( non bâti) : 13,75 %
Taxe professionnelle : 3 %

Salle communale, tarifs :
Pour les gens de Laval il en coûte 200 € la journée et 300 € pour le week-end.
Pour les associations et comités d'entreprises de la commune : une manifestation gratuite par an, puis même tarif que les Lavallois.
Pour les particuliers et associations extérieures à la commune : pour un jour il est demandé 300 € ; pour un week-end c'est 450 € et 50 € pour la vaisselle.
Forfait ménage : 60 €

Périscolaire :
Prix du repas fixé à 4 € ; tarif garderie 0,70 de l'heure.
La mise en service est prévue pour le 20 avril 2009. La restauration scolaire est assurée par convention avec le service de restauration géré par l'hôpital de l'Avison qui fournira les repas. Une régie de recette est crée.

Baux de location de chasse en forêt :
Sur proposition de la commission agricole et forêt; il est décidé de louer à l'amiable à la Société de chasse Le F.A.L.A.D.E pour les cantons de Faite et du Recreux une superficie de 127,16 ha au prix de 10 € l'ha.
Il est décidé de louer à l'amiable à la société de chasse de Fiménil - Prey - Palhieu pour le canton des Noves une superficie de 5,09 ha.

Contrôle URSSAF :
Les très pointilleux contrôleurs de l'URSSAF sont venus le 19 janvier 2009 éplucher les papiers de la mairie. Aucune irrégularité n'a été relevée au vu des documents consultés au titre de l'application des législations de Sécurité Sociale.

Ramassage des objets encombrants :
Le ramassage des objets indésirables est prévu le 21 avril 2009

Vente de bois :
Un lot de résineux à été vendu à la SA GERBOIS pour un montant de 5130,47 €

Contrôle de débits de poteaux incendie
Le contrôle de débits de poteaux incendie sera effectué par HYDR'EAU SERVICES de Fraize pour un montant de 466,44 €

Sinistre payé
Suite à un sinistre causé par un tiers un règlement de 731,95 € par CIADE est enregistré.

Electricté
Un courrier du Syndicat mixte départemental d'électricité des Vosges informe qu'il dispose de la compétence optionnelle relative à l'éclairage public.

Champ le Duc : Charlemagne chausse les raquettes

L'idée de l'association la Charlemagne d'organiser une sortie nocturne en raquettes a séduit. Trente-trois courageux adhérents étaient volontaires vendredi 13 mars 2009 pour tenter l'expérience. Le rendez-vous fixé à 17 h à Champ le Duc, les gens présents partaient en covoiturage jusqu'au col de la Schlucht à 1135m d'altitude.

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Là, équipés de bâtons et de raquettes, les randonneurs encadrés par des guides expérimentés gravissaient cette belle ligne bleue des Vosges très enneigée pour rejoindre le Honneck à 1363 m d'altitude.
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Un peu plus tard, aux deux tiers de cette marche de presque 3h, tous ces sportifs se restauraient au Refuge du Sotré.


On a faim ! On a faim ! On veut boire un verre !
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Affamés par leur marche sur neige, tous avaient bien besoin de reprendre quelques forces. Cette belle soirée s'est terminée par une descente de 45 minutes en rejoignant les environs du col des Feignes aux virages du Collet. Très satisfait de cette marche inhabituelle et très physique, tout ce monde ne demandait pas son reste. On rejoignait vite son bercail vers minuit persuadé d'avoir fait un « exploit ». Et, tous de raconter cette belle aventure à leurs proches.

Remerciements à Denis Weigel pour l'info et les photos

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Bruyères : les Toujours-Jeunes sur le podium

Tous dans le même bain, les Toujours-Jeunes vosgiens sont entrés mercredi 18 mars 2009 en compétition dans le bassin de la piscine du Thillot pour tenter de remporter le très convoité challenge Creusot mais également le trophée de la piscine. Après un excellent accueil de la part des hôtes du jour, les équipes formaient pour se jeter à l'eau. Tous défendirent âprement leurs chances.

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Gérardmer, vainqueur l'an dernier, La Bresse, Vittel, Epinal, Rambervillers, Le Thillot et donc Bruyères, plus de 300 retraités nageurs étaient présents !

Les résultats de ces joutes ludiques mais néanmoins réellement sportives sont les suivants :

Challenge Pierre Creusot
1er Gérardmer 1 avec 100 pts ; 2ème Bruyères 1 avec 83 pts ; 3ème Le Thillot 1 avec 79 pts ; 4ème La Bresse 1 avec 77 pts ; 5ème Epinal 1 avec 71 pts.
Les nageurs de la Perle des Vosges ont conservé le trophée Creusot. Juste devant les Bruyèrois qui n'ont pas démérité et qui montent sur la seconde marche du podium. En remportant plusieurs coupes au fil des épreuves.

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Challenge Piscine
1er Gérardmer 2 avec 80 pts ; 2ème La Bresse 3 avec 78 pts ; 3ème La Bresse 2 avec 71 pts ; 4ème Gérardmer 3 avec 59 pts ; 5ème Bruyères 2 avec 54 pts ; 6ème Bruyères 3 avec 53 pts ; 7ème Gérardmer 4 avec 39 pts ; 8ème Epinal 2 avec 38 pts ; 9ème Le Thillot 4 avec 25 pts ; 10ème La Bresse 4 avec 23 pts ; 11ème Le Thillot 3 avec 22 pts ; 12ème Le Thillot 2 avec 21 pts ; 13ème Rambervillers 2 avec 16 pts.

Comme toujours les nageurs retraités se retrouvaient dans une très bonne ambiance. Après l'effort le réconfort, un bon repas et une après-midi dansante comblaient les Toujours Jeunes.






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Lépanges sur Vologne : la Légion Vosgienne en rangs serrés

P1150341.JPGRien n'a manqué dimanche 22 mars 2009 au bonheur associatif du président Nourdin qui invitait en assemblée générale les gens attachés à la Légion Vosgienne du secteur lépangeois.
Environ quatre vingt personnes, dont parmi les autorités le député Gérard Cherpion, le maire de Lépanges André Claudel, le conseiller régional Daniel Gremillet, le lieutenant de gendarmerie, Dominique Lallemand avaient fait le déplacement pour participer à ces assises ouvertes sous l'autorité de président fédéral, le général Jean-Marie Chotin.

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Nombreux maires des communes environnantes, et le président de la section bruyèroise André Freminet étaient également notamment présents. Yvan Nourdin ne pouvait que se réjouir. Et, saluait en particulier les doyens Gaston Flury, 98 ans et Gilbert Gremillet, 94 ans.
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Chacun avait une pensée émue pour les camarades décédés, dont André Viant, Suzanne Colin et Emma Tachet décédés récemment.
Le président associait alors les militaires tués en en janvier et février dernier en OPEX : 8 militaires tués au Gabon dans la chute d’un hélicoptère. 5 de ces militaires appartenaient au 13e régiment de dragons parachutistes de Dieuze. Le capitaine Patrice SONZOGNI du 35 ° régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes, tué par un engin explosif en Afghanistan. Il était natif de Saulxures-sur-Moselotte. Le caporal du 27° BCA d’Annecy, tué par un tir de roquette en Afghanistan il y a guère plus d’une semaine. Et les 3 sapeurs pompiers décédés tragiquement dans un accident de canyoning, il y a peu de temps dans le département de l’Ain. Celles et ceux que des raisons de santé ont empêchés d’être de la réunion n'étaient pas oubliés.
En 2008, la section lépangeoise participait avec son fidèle drapeau aux commémorations patriotiques organisées sur le coin. « Côté convivialité, il faut souligner la forte participation des membres de la section aux diverses activités récréatives et de cohésion. » dira encore Yvan Nourdin avant de laisser la parole à Pierre Defranoux pour l'exposé du rapport financier. La disponibilité, l'engagement et le sérieux de Pierre Defranoux en charge de la caisse associative sont reconnus et applaudis. Les communes et les donateurs sont remerciés.
Au cours du son rapport moral le président déplorait le décès de trois membres, mais à contrario accueillait avec plaisir huit nouvelles adhésions. Ce qui porte l'effectif à 108 membres.
Venait ensuite un exposé sur les conséquences de la Première Guerre mondiale. Lequel conforte l'idée de la nécessité de " Se souvenir, agir, et réunir pour durer ! " Un mot d'ordre que martèlera encore Jean-Marie Chotin, toujours aussi en verve et mordant quand il s'agit de partager ses convictions patriotiques.
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Ces assises étaient encore le moment choisit pour décerner officiellement la médaille de la Légion Vosgienne par le président fédéral à :
Pierre Defranoux pour l'or ; à Gaston Flury, Gilbert Gremillet et Yvan Nourdin pour l'argent. P1150322.JPG
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Les médaillés de la Légion Vosgienne

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Parmi les intervenants le conseiller régional et le député exprimaient leur estime de la section lépangeoise de la Légion Vosgienne. Tout ce petit monde était convié par Yvan Nourdin à trinquer à « une amicale bien vivante, dynamique, qui continue de se développer dans le respect dû à ses fondateurs ». Le président se réjouissait encore de la participation d'une centaine de convives au repas de cohésion.

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L'exposé de la Légion Vosgienne lépangeoise sur la Grande-Guerre :

" Perpétuer le souvenir des poilus de 14-18 et transmettre leur héritage est exigence qui s’impose à nous, d’abord par fidélité aux fondateur de la Légion vosgienne, ensuite parce que se souvenir, c’est comprendre le monde qui nous entoure.
Notre propos porte, cette année, sur le bilan de la Première Guerre mondiale. "
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1914, C’est l’âge d’or de l’Europe. Elle est riche, prospère et puissante. Elle domine le monde sur tous les plans : politique, industriel, financier, culturel. L’Europe partout est la première.
Le 28 juin 1914, un événement va bouleverser l’histoire du monde et le plonger dans le chaos : l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc François Ferdinand, héritier de la couronne de l’empire d’Autriche-Hongrie
Cet attentat, c’est l’étincelle qui met le feu aux poudres. Les évènements vont s’enchaîner très vite par le jeu des alliances. Un mois plus tard c’est la guerre, une guerre totale, d’une horreur exceptionnelle, une guerre qui va changer la face du monde. La Première Guerre mondiale est un désastre sans précédent dans l’histoire de l’Europe.

14-18, c’est avant tout une effroyable hécatombe.
• L’Europe est saignée : près de 10 millions de morts au combat, 17 millions de blessés, 6,5 millions de mutilés. Proportionnellement, la France est le pays le plus touché avec près de 1,5 million de tués soit 10 % de la population active masculine.
• Les morts et blessés concernent presque exclusivement le sexe masculin et les classes d’âge situées entre 19 et 40 ans, c'est-à-dire les forces vives et des hommes en âge de procréer. La jeunesse européenne est fauchée par la guerre.
• Une hécatombe effroyable qui entraîne :
- un déséquilibre entre les sexes au profit du sexe féminin ;
- un vieillissement de la population, qui est aggravé par l'effondrement de la natalité durant ces 4 années de guerre. En France, on évalue à 1,6 million le déficit de naissances.
Les effets du vieillissement seront durables, puisque le déficit va se répéter 20 ans plus tard avec l’arrivée à l’âge de la fécondité des classes creuses nées pendant la guerre.
• Aux pertes dues à la guerre viendront s’ajouter, en 1918 et 1919, les victimes de la pandémie de grippe espagnole bien plus meurtrière encore que la grande guerre puisque on estime qu’elle fera, en deux ans, environ 30 millions de morts à travers le monde.
Revenir un instant sur le nombre de morts de la Grande Guerre, sachant combien il est difficile de se représenter mentalement un grand nombre. Ces 10 millions de morts c’est en moyenne près de 7000 morts par jour pendant 4 ans, c’est la population de 10 500 villages comme Lépanges. Encore plus saisissant, si on alignait 10 millions de personnes en rang par 10, en espaçant d’un mètre les rangs les uns des autres, la file atteindrait 1 000 km de longueur.

14-18, c’est ensuite des destructions considérables
Elles affectent durement habitations, usines, exploitations agricoles, mines, infrastructures de communication comme les ponts, les routes les voies ferrées. La France a subi de terribles destructions. C’est encore le pays le plus touché. Le Nord et l’Est sont dévastés.
• Des villages entiers de la Meuse, de la Marne sont rayés de la carte et ne seront pas reconstruits.
• Trois millions d’hectares de terres sont ravagés par les combats. En maints endroits l’agriculture est interdite avant le déminage qui va prendre plusieurs années.
• 11 départements – dont celui des Vosges - sont déclarés en totalité ou en partie « zones rouges », en raison des destructions massives subies au cours du conflit, de la contamination des sols ou du danger présenté par les millions de munitions non explosées. Seules quelques activités y sont autorisées comme la sylviculture et les activités militaires. Le camp militaire de Suippes dans la Marne a été implanté sur les ruines de cinq villages (Tahure, Ripont, Les Hurlus, Perthes, Le Mesnil).
Ces zones rouges concernent 180 000 hectares qu’il faut nettoyer, dépolluer, déminer et restaurer.
14-18, c’est encore un désastre industriel et agricole
• La guerre affecte tous les secteurs de l’économie et désorganise les circuits commerciaux, entraînant la perte d’importants marchés.
• Pendant 4 ans, les ressources économiques sont mises au service de la guerre qui est la priorité absolue. Dès 1915, tous les pays doivent reconvertir leur industrie pour soutenir l’effort de guerre. Si elle n’avait pas veillé à augmenter sa production, la France, par exemple, se serait retrouvée à court de munitions pour son artillerie lourde, deux mois à peine après l’ouverture des hostilités.
• La guerre terminée, il faut reconstruire, revenir à une économie du temps de paix et relancer l’activité, tout çà avec une main d’œuvre fortement réduite.
• Les séquelles de la guerre sont tout aussi importantes pour l’agriculture. En France par exemple, 50% des paysans - les paysans ont fourni l’essentiel des troupes de fantassins - sont morts dans les combats.

14-18 c’est enfin un bilan financier catastrophique
• La guerre a un coût énorme. Elle ruine les finances publiques. Dans le même temps, l’inflation affaiblit gravement les monnaies.
• Les Etats européens tentent de faire face à leur lourd déficit par l’emprunt public, l’augmentation des impôts directs, et les campagnes de collecte d’or.
• Ce n’est pas suffisant. On fait la guerre à crédit et la reconstruction va creuser davantage l’endettement.
• La principale source de financement se situe aux USA. Débiteurs de l’Europe avant la guerre, ils en deviennent rapidement les créanciers et le premier bailleur de fonds mondial.
• L’exemple de la France : sans tenir compte des dettes qu’elles à contractées à l’extérieur, il a été calculé que la guerre lui avait fait perdre l’équivalent de 11 années d’investissement, calcul effectué par rapport au niveau de 1913.

Le bilan de la guerre est donc considérable sur tous les plans : humain, matériel, économique et financier.

Mais la Grande Guerre a aussi entraîné d’autres conséquences importantes.
• La révolution bolchévique de 1917 qui abat l’empire russe des tsars et qui aboutira à l’instauration du 1er Etat communiste, l’Union soviétique.

• L’abolition de trois autres empires continentaux qui ne survivent pas à leur défaite, l'empire allemand dont le territoire est amputé notamment au profit de la Pologne et de la France, l’empire ottoman qui cède la place à la république de Turquie et l’empire d’Autriche-Hongrie qui est démantelé.

La conférence de paix qui se réunit à Paris en janvier 1919 et les traités de paix qui s’ensuivront consacrent la disparition de ces trois empires, et réorganisent l’Europe sur leurs débris.

Le retour à la France de l’Alsace – Lorraine qui avait été annexée par l’empire allemand en 1871. Ce retour des « chères provinces » pour reprendre l’expression utilisée par la presse en 1919 devient le symbole des réparations de guerre même s’il ne peut faire oublier tans de souffrances.
La carte de l’Europe est redessinée
Des Etats s’agrandissent, d’autres comme la Pologne renaissent et recouvrent leur indépendance.

Deux Etats nouveaux apparaissent en Europe centrale : la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie, deux petits États hétérogènes, composés de peuples de religions, de langues et même de nationalités différentes : réunir dans un même Etat Serbes, Bosniaques, Croates, Kosovars et autres Slovènes quel pari osé !)

• S’agissant de l’Allemagne, le traité de Versailles la déclare responsable du déclenchement de la guerre et la condamne : elle doit réduire son potentiel militaire et payer de lourdes réparations dont le montant s’élève à 132 milliards de marks-or.

Cette condamnation suscite en Allemagne un sentiment de rancœur et de revanche dirigé contre la France. Elle apparaît aux yeux des Allemands comme injuste et humiliante car ils estiment qu’ils n’ont pas perdu la guerre mais plutôt que celle-ci s’est arrêtée à cause de l’épuisement des pays belligérants.
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Le 11 novembre 1918, la Grande Guerre s’achève. Elle laisse derrière elle une Europe meurtrie, dépeuplée, appauvrie, endettée, transformée par les traités de paix, déstabilisée par la révolution russe.
L’espoir suscité par la Conférence de paix et les traités sera de courte durée :
• La question des minorités nationales en Europe centrale n’a pas été réglée. Le découpage des nouveaux États se révèlera rapidement une source de tensions.
• L'Allemagne qui a été tenue à l’écart des négociations, ne va pas tarder à rejeter les clauses du traité de Versailles qu’elle considère comme un diktat.
Autant de germes de guerre qui n’augurent rien de bon.

A peine arrivé au pouvoir en 1933, Hitler met fin définitivement au paiement des indemnités de réparation et réarme l’Allemagne.
Le spectre de la seconde guerre mondiale se profile. La jeune Société des Nations créée en 1919 pour empêcher tout nouveau conflit échouera dans son objectif de maintenir la paix.

La guerre de 14 – 18 ne sera pas la der des der comme le souhaitaient les poilus rescapés de l’horreur.


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La Chapelle devant Bruyères : décès de Maurice Kammerer, maire honoraire

_Users_bernardmichel_BERNARD_PHOTOS_Famille_Papy_Papy F.Péres-050731-03.JPGUne figure emblématique du village vient de s'effacer. Après six semaines d'hospitalisation, dont trois passées à Epinal, Maurice Kammerer s'est éteint dans sa 94e année à l'hôpital de Fraize. Vosgien, Maurice Kammerer était né le 3 août 1915 à Saint-Laurent. Sa scolarité primaire achevée, il poursuivit ses études au collège technique d'Epinal. Ses parents, Denise et Louis vinrent s'installer à La Chapelle devant Bruyères. Aîné de Jean, né en 1919, Maurice Kammerer entra dans la vie active comme dessinateur aux Papeteries Mougeot de Laval sur Vologne. Le 19 septembre 1936, Maurice Kammerer épousa Marie-Thérèse Georges. En 1937, il quittera cette entreprise pour entrer au service du Cadastre comme dessinateur.
Mobilisé en 1939 à Lauterbourg dans la Ligne Maginot, il fut fait prisonnier et envoyé en Allemagne à Erfurt, puis à Stadine. Il sera alors privé de sa liberté et dut travailler pendant presque 6 ans de son existence sous le joug allemand à l'intérieur d'un domaine agricole, cela jusqu'en mars 1945. Libéré, il rentra en France en 1945, à La Chapelle devant Bruyères, cela comme 32 autres prisonniers de guerre du village. Il ne revit alors pas son père, Louis, décédé fin 1944. Maurice Kammerer reprit sa vie professionnelle au Cadastre à Epinal où désormais il a élu domicile.
C'est à partir de cette époque qu'il fonda sa famille. Il aura trois enfants : Bernadette, mariée à Bernard Michel, née en 1946 à Epinal, enseignante retraitée demeurant à Xonrupt ; Françoise, mariée à Jean-Luc Lecomte, née en 1949, enseignante, puis commerçante, retraitée domiciliée à Epinal ; Jean-Luc, marié à Irène Michel, né en 1952, chef de service comptable à la direction générale des finances publiques en poste à Albi dans le Tarn.
La réussite d'un concours valut au disparu d'être nommé à Auxerre en 1948. Il s'y installera alors avec sa famille pendant 20 ans. Le temps passant, pour favoriser les études supérieures de ses enfants, Maurice Kammerer demandera sa mutation à Nancy en 1968. Au fil des ans, ses enfants se marièrent, le défunt eut alors le bonheur de connaître ses 3 petits enfants : Carole, Aude et Vincent.
Maurice Kammerer eut également la chance de garder jusque sa centième année sa maman, Denise, dont la gentillesse et la bonté étaient connues de tous au village. Une date qui en 1992 marqua beaucoup de monde. Car, peu de temps après l'hommage des siens et de toute la population, Denise ferma les yeux pour toujours. En 1998, Maurice perdit son épouse Marie-Thérèse. Plus tard, le mariage de sa petite fille Aude en juillet 2008, et passer Noël 2008 entouré des siens qu'il aimait infiniment, firent partie des derniers bons moments du disparu.
On se souvient de l'engagement local de Maurice Kammerer, élu communal en 1971. Mais, c'est principalement à partir de 1977, date de son départ à la retraite de Nancy en qualité de chef de circonscription du Cadastre qu'il devint maire de La Chapelle devant Bruyères. Il le restera pendant 18 ans. Et, assurera aussi la présidence du syndicat des eaux. Sa rigueur au bénéfice de la collectivité, sa pugnacité et son écoute de la population lui valurent plusieurs marques d'une reconnaissance bien méritée. La médaille d'honneur des collectivités locales et la médaille de l'association des maires lui furent attribuées. Maire honoraire, Maurice Kammerer fut également et surtout promu au haut titre d'Officier de l'Ordre national du Mérite.
Ceux qui connurent Maurice Kammerer se souviennent aussi d'un homme proche de la nature. Le jardinage, la pêche, la forêt... lui procuraient beaucoup de satisfaction. Proche de ses semblables, il était aussi un camarade apprécié du club local des retraités « Les Bruyères ». Maurice Kammerer fut aussi pendant très longtemps correspondant des journaux la Liberté de l'Est et l'Est Républicain. Il était de ceux dont la plume possédait une valeur sure. D'un caractère solide dans ses convictions, Maurice Kammerer rédigeait ses papiers avec un talent certain dans l'écriture. Attaché aux valeurs civiles, humaines, familiales, Maurice Kammerer savait demeurer proche des siens. S'il cachait souvent sa tendresse, ce n'était que par pudeur. Son décès est salué chapeaux bas.
Maurice Kammerer repose au funérarium Lapoirie, 14 rue de l'hôpital à Bruyères. Ces obsèques religieuses seront célébrées vendredi 27 mars 2009 à 14 h 30 en l'église de La Chapelle devant Bruyères.
Sincères condoléances.