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13/07/2009

France-Amérique : lieutenant aviateur Robert Booth n'est pas oublié

drapeaux français et américain [1].jpgDevoir de mémoire : toute une histoire de mobilisation autour de la disparition du lieutenant aviateur Robert Booth

Lors d’un courriel du 19 mai 2008 illustrant et résumant l’édition annuelle du Memorial Day des Enfants au cimetière américain de Dinozé, Michael Higgins, fils de Marty chef du Bataillon Perdu de Biffontaine, demanda à Gérome Villain et Hervé Claudon, deux vosgiens passionnés d'histoire de ne pas oublier au travers notre devoir de mémoire le lieutenant aviateur Robert Booth. Inhumé dans ce cimetière, l'aviateur est décédé lors de la première mission de largage de containers de subsistances sur le site du Bataillon Perdu pour secourir le 1er Bataillon du 141e Régiment d’infanterie US encerclé par l’ennemi.

Gérôme gerome.villain@wanadoo.fr et Hervé sh-claudon-houx@wanadoo.fr entreprirent sans attendre des recherches sur cet aviateur, et recherché le site où il perdit la vie. Michael Higgins et Gerry L. Humphrey, 2013 NE Avanti Drive, Grain Valley, MO 64029, firent les recherches outre-Atlantique dans les services d’archives militaires américaines. Sachant que l’avion s’était écrasé dans les environs de Fougerolles, les deux jeunes hommes sont dès le mois de mai, entrés en contact avec les mairies du nord du département de la Haute-Saône et du secteur Sud du département des Vosges. Les cinq aviateurs décollèrent de Dôle (Jura). Ces investigations les orientèrent en juin 2008 vers Serge Létang (né en 1920), retraité, président national de la « Fédération Nationale des Anciens Combattants Français et Américains » demeurant 27 rue du Rivage, 88390 Sanchey.

Une boite de rations américaines de type B « 10 in 1 »

Ce monsieur demanda le maximum de renseignements, effectua des recherches dans le secteur par le biais de ses collaborateurs et fit publier un article dans la presse locale. Grâce à un témoin oculaire, il identifia l’endroit du crash du deuxième et dernier accident au cours de ces missions de largage. Il s’agit là du Major Léonard qui parvint à sauter en parachute. Cela, malgré la faible altitude de vol à laquelle il se trouvait. Plusieurs mois plus tard, Marcel Valentin (né en 1924), résidant auVal d’Ajol contacta Serge Létang pour lui communiquer des informations sur l’avion du lieutenant Booth. Monsieur Valentin est maintenant hélas décédé. Serge Létang l’avait fort heureusement rencontré auparavant. Et, ils s'étaient rendus fin 2008 sur les lieux pour localiser l’emplacement du moteur de l’avion. La neige empêchant de se rendre à l’endroit du crash. C’est fin décembre que Serge Létang annonça par téléphone cette grande nouvelle. Marcel Valentin l’a également aiguillé vers Gérard André résidant au Val d’Ajol, fils de Paul qui habitait en 1944 au bas d’Hérival sur cette même commune. Ce dernier fut le premier à se rendre sur les lieux du crash. Comme il était bricoleur, il demanda à l'époque à son fils de collecter les pièces mécaniques qu’il pouvait recueillir sur l’épave. Paul les entreposa dans une boite de rations américaines de type B « 10 in 1 » qu’il lia puis étiqueta. Gérard André remis à Serge cette boite que celui-ci va confier prochainement au musée de la 36e DIUS d’Austin au Texas pour compléter la salle de présentation du Bataillon Perdu de Biffontaine. Par le biais de Marcel Valentin, il entra également en contact téléphonique avec Colette Viry, née Fleurot en 1934 qui se rendit proche des lieux de l’accident pour porter le repas à son père Julien qui bucheronnait avec Paul André. C’est sur le trajet qu’elle découvrit la partie basse de la jambe de l’aviateur. Un article retraçant ces recherches fut publié dans le quotidien local. Hervé et Gérome ont réitéré leurs investigations via les mairies du secteur et ont alors été orientés vers Robert Olivier (né en 1937) retraité résidant le Mottot, 70280 Saint-Bresson. Il effectua des recherches de son côté et sollicita son beau-frère du Val d’Ajol : Noël Grosjean (né en 1938), retraité résidant à Bouchâtel. Quelques jours après l’annonce par Serge Létang de la trouvaille du site, Robert Olivier contacta les deux Vosgiens pour leur annoncer qu’il avait également de son côté retrouvé des personnes (différentes de celles entrées en contact avec Serge Létang) ayant également vu l’épave de l’avion en 1944. Une rapide décision de venue sur le terrain le 27 décembre 2008 s’est organisée, elle ne permit malheureusement pas de rassembler tous les acteurs de cette recherche.

 Gérôme et Hervé sont alors allés à Faymont pour une première rencontre avec Robert Olivier accompagné de son beau-frère Noël Grosjean et de Michel Perrin du Val d’Ajol (né en 1932) qui passa son enfance au Dropt sur la commune du Girmont – Val d’Ajol. Ce dernier se rendit à l’époque une seule fois auprès de l’épave depuis son domicile. Il guida ses hôtes sur ses traces empruntées il y a soixante-quatre ans depuis le Dropt. Tous suivirent le chemin de crête qui surplombe la Roche-du-Renard puis ont coupé verticalement pour tenter de localiser le site du crash. Une croissante végétation conjuguée avec une forte déclivité du sol, et les souvenirs lointains du témoin n’ont pas permis de localiser l’endroit précis de l’accident.

Seconde tentative de localisation du site du crash de l’avion P-47 du lieutenant Robert Booth le 27 octobre 1944.

Gérôme Villain et Hervé Claudon ont eu rendez-vous à Pouxeux pour une première rencontre avec Serge Létang. Puis se sont dirigés vers Faymont, hameau de la commune du Val d’Ajol, où ils retrouvèrent un groupe de personnes conviées par Robert Olivier : Jean-Noël Durupt (né en 1951), agriculteur résidant 95 route Chaume, 88340 le Val d’Ajol – Gilles Mathiot, retraité résidant au 140 le Dropt, 88340 le Girmont – Val d’Ajol – Marcel Bresson (né en 1950), correspondant du quotidien local à Saint-Bresson. Noël Grosjean (né en 1938), retraité résidant 23 Bouchâtel Michel Delore (né en 1971), responsable ONF du secteur résidant à la maison forestière du Breuil, le Val d’Ajol. Jean-Marie Manens (né en 1955), maire de la commune du Girmont – Val d’Ajol s’est excusé.

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Les habitants de Faymont auraient mangé beaucoup de chocolat

Gilles Mathiot extrait de son fourgon un morceau de dérive d’aile, il s’agit d’un morceau du P-47 de Robert Booth. Des photos sont prises et Gilles remet cet objet symbolique pour l’envoyer au musée d’Austin. Hervé et Gérome le remercient chaleureusement de cet acte fort. Il explique que c’est son oncle Gaston Mathiot qui ramassa ce morceau d’aile peu après l’accident. Et, que l’avion écrêta plusieurs sapins avant de s’écraser sur le coteau ! Jean-Noël Durupt travaillait pour le service des Eaux et forêts dès 1967 et c’est en 1970 - 1971, lors de travaux de martelage autour du chemin de la Veiche (le versant en langage vernaculaire ?), chemin intermédiaire du coteau, qu’il trouva un morceau de métal imposant. Son supérieur qui l’accompagnait, le garde forestier Édouard Henry (aujourd’hui âgé de 92 ans et résidant dans une résidence pour personnes âgées à Montbéliard) lui expliqua qu’il s’agissait d’un morceau d’un avion américain crashé non loin de là qui transportait deux containers de nourriture. Les habitants de Faymont auraient mangé beaucoup de chocolat contenu dans l’un de ces réservoirs. Les forestiers n’auraient à l’époque pas approché l’épave de peur qu’il soit miné, le fuselage était carbonisé. Cette pièce d’avion est restée sur le sol. Serge Létang précisait que cet avion resta environ un an sur place puis fut récupéré par un ferrailleur du secteur d’Epinal. Les goumiers marocains en repos dans la région, hébergés à la gare et à la maison « des trente-six fenêtres », auraient récupéré le poste radio calciné dans le cockpit et consommé quelques denrées, notamment du café. Michel Delore explique aussi que ses prédécesseurs étaient Régis André et M. Loy, ancien technicien du secteur. Jean-Noël Durupt et Gilles Mathiot guidèrent ensuite vers l’endroit supposé de l’accident, mais, une nouvelle fois, la dense végétation et le dénivelé important nuisent à la réussite de cette action malgré l’appui d’un détecteur de métaux.

Plusieurs autres avions sont tombés dans le secteur

Jean-Noël Durupt conduit le groupe au domicile d’Albert Richard, né en 1923, résidant 11 Pcholmey. Les visiteurs sont très bien accueillis par le couple qui offre le café. Albert donne des précisions sur l’endroit du crash tel qu’il s’en souvient. L’avion était selon lui très endommagé. Pour le situer, il conseille de démarrer de la porte de l’ancienne mine de baryte et de fluorine située en bordure du chemin du bas de ce versant et ensuite de monter de biais vers la gauche en direction du chemin de la Veiche pendant 200 à 300 m à proximité du point de lavage du minerai. Ce dernier conseille également de prendre contact avec Marguerite Vincent, née en 1913, qui habite Derrière le Bois au Val d’Ajol. Cette dame possède probablement des informations concernant la première tombe du lieutenant Booth qui aurait, selon les rapports américains retrouvés par Gerry Humphrey, été d’abord inhumé dans ce hameau (cote 110870) avant d’être relevé et transféré au cimetière militaire du Quéquement. Hervé et Gérome apprennent également que plusieurs autres avions sont tombés dans le secteur, notamment un à Outremont sur la commune du Val d’Ajol. André Duchêne du lieu né en 1920 a peut être encore avoir des informations et vraisemblablement le cockpit. Albert Richard explique encore qu’un avion allemand serait tombé Derrière le Bois, ce pilote aurait été rescapé après avoir sauté en parachute. D’autres avions allemands sont encore évoqués… 1er avril 2009, les chercheurs d’outre-Atlantique se mobilisent pour identifier ce morceau d’avion trouvé non loin du lieu du crash. Il s’agit bien d’un morceau de ce P-47. Le 24 juin 2009, Gérôme et son beau-frère Vincent ont rendez-vous avec M. Robert Olivier et son équipe du Val d’Ajol. Ces derniers ont probablement localisé l’endroit exact du crash de l’avion. Gilles, qui a travaillé pour l’ONF il y a quelques décennies, se souvient que l’endroit présumé était noir suite à un fort incendie. Il est encore aujourd’hui peuplé d’arbres plus petits qu’aux alentours. Cet endroit est situé à mi-coteau sur une pente très raide. Une enquête auprès de la population locale est conduite. Une rencontre avec une dame qui habite en contrebas du lieu de l’accident dont le mari (aujourd’hui décédé) récupéra dans les jours qui suivirent la route arrière de l’appareil fut instructive. Il l’utilisa comme roue d’un cultivateur. Samedi 11 juillet 2009, Eliot Archilla, fils d’un des aviateurs de l’unité qui largua sur le Bataillon Perdu de Biffontaine les réservoirs auxiliaires remplis de nécessaire de survie, présent sur les lieux, en remplacement de son père Eilel qui n’a pu venir en France, et se voit remettre symboliquement les morceaux retrouvés de l’appareil. Ceux-ci seront ensuite dirigés vers le musée d’Austin au Texas où deux réservoirs sont déjà mis en exposition.

Remerciements à Hervé Claudon et Gérome Villain qui ont fourni tous les renseignements de cet article et la photo

 

 

22/06/2009

Bruyères : autour de l'ancien bailliage

« Agir pour l'avenir », l'association VMF (Vieilles maisons françaises ), créée en 1958 et reconnue d'utilité publique en 1963 poursuit trois objectifs forts. Sauvegarder tous les patrimoines de qualité, grands et petits, bâtis et paysagers. Regrouper tous les défenseurs de ces patrimoines. Encourager la transmission des savoir-faire et sensibiliser les jeunes. Aujourd'hui, les VMF sont : 95 délégués départementaux, 22 délégués régionaux, et 19 délégués « Jeunes ». VFM est forte de près de 20 000 adhérents. Une revue de 23 000 exemplaires est éditée 5 fois par an. Un site internet ( www.vmf.net) donne accès sur l'actualité patrimoniale. Une journée conduite samedi 20 juin 2009 sous la houlette de Jean-François et Marie-Françoise Michel, professeurs d'histoire retraités, (et auteurs d'ouvrages sur le sujet) permettait à tout un groupe de toucher du doigt l'importance de l'ancien bailliage de Bruyères. Il s'agissait d'apprécier ici les éléments d'architecture, d'urbanisme, et d'histoire, mais aussi de se régaler la vue de la qualité des paysages et coins de nature de la région.

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 La cinquantaine de personnes présentes allait dans un premier temps découvrir ou mieux connaître la célèbre église romane de Champ le Duc (XIe et XIIe siècle). Une visite approfondie de l'extérieur et de l'intérieur montrait que l'édifice a été plusieurs fois restauré. L'état actuel de présentation fait suite à des travaux nécessités par le temps et notamment aussi par un grave incendie provoqué par la foudre, voici une quinzaine années. Les hôtes du jour auront apprécié la restauration et se seront certainement fait une idée sur le choix judicieux ou non de l'enduit jaune moutarde et blanc qui recouvre désormais les pierres de grès à l'intérieur de l'église. Impossible de passer par Champ le Duc sans évoquer la vie de Jean-Claude Sommier, curé de Champ et archevêque in partibus infidelisde Césarée. Le magnifique presbytère qui lui servit de domicile, de centre pastoral et d'imprimerie montre encore l'importance de ce que fut en son époque la vie paroissiale de Champ. Un repas pris en l'auberge pittoresque de Laval sur Vologne donnait ensuite l'occasion de partager à l'orée du bois le déjeuner composé des spécialités maison comme fumé et tofailles. Les visiteurs reprenaient ensuite leur bâton de pèlerin pour s'en aller vers Bruyères. Sous la conduite de Gilles Grivel, professeur agrégé d'histoire au lycée Jean Lurçat et grâce à l'obligeance de Jean Chaumont, professeur d'histoire retraité qui coiffe volontier la casquette de guide tout ce petit monde de féru des belles choses d'antan entrait au musée de Bruyères. Nul doute que les collections de faïence, dont celle de la remarquable ancienne pharmacie de l'hôpital de Bruyères auront séduit les gens de VMF. Tous se dirigeaient ensuite vers le centre-ville, puis vers le quartier historique de l'église avec un regard particulier sur la maison de l'abbé Georgel, célèbre secrétaire du « cardinal collier » Louis René de Rohan. VMF ne manquait pas de remercier Olivier Merlin, descendant de Merlin de Thionville pour son obligeance d'ouvrir son parc et sa propriété sur laquelle demeurent d'intéressants vestiges de l'ancien château de Bruyères. Cette journée culturelle s'achevait par un retour vers la place Stanislas pour y récupérer les voitures garées là. Chacun aura sans aucun doute pris un moment pour jauger la qualité architecturale de cet espace bruyèrois, jadis réservé aux grandes foires. VMF n'aura probablement pas regretté le choix de sa sortie en Avison. Seule ombre au tableau, la disparition accidentelle le 29 mars dernier du trésorier de VMF, le colonel Yves Boulian pour qui une pensée est allée.  

Les personnes interessées par les activités de VMF peuvent s'adresser à Marie-Françoise Michel, 3 avenue de Lattre de Tassigny, 5700 Metz.

10/06/2009

Val de Vologne :Anciens combattants : Une journée au cœur de l’Histoire

                                 

Les anciens combattants du Val de Vologne n’oublient pas. Perpétuer le souvenir des poilus de 14-18 est une exigence qui s’impose à eux, d’abord par fidélité à leurs anciens, ensuite parce que se souvenir c’est mieux comprendre le monde d’aujourd’hui. Et pour eux, le devoir de mémoire ne s’arrête pas aux cérémonies commémoratives devant les monuments aux morts… comme le prouve la visite des lieux de mémoire qu’ils viennent d’effectuer en Argonne et à Verdun, le 6 juin.   

Les  mots d’Argonne et de Verdun comme ceux de la Somme, de la Marne, du Chemin des Dames, de l’Hartmannswillerkopf, du col de la Chipote et bien d’autres encore ont laissé une empreinte indélébile dans l’Histoire de notre pays. Ils disent le courage, la volonté et l’héroïsme de nos soldats. Ils évoquent aussi l’horreur des combats.

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Venant de La Baffe, Charmois devant Bruyères, Cheniménil, Deycimont, Docelles, Fays, Jussarupt,  La Neuveville devant Lépanges,  Réhaupal , Xamontarupt et Lépanges-sur-Vologne, ils sont une cinquantaine à avoir répondu à l’invitation du comité de coordination des associations patriotiques du Val de Vologne,  dont une dame, parente d’un poilu tué en Argonne en 1915.

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Organisée avec l’appui précieux de Christian Tarantola, président de la Délégation de Ceux de Verdun et maire de Docelles, la visite proposait un programme original et offrait une occasion unique d’aller à la rencontre de l’Histoire en sortant des sentiers battus.

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La matinée de ce samedi 6 juin 2009 a été consacrée aux champs de bataille de l’Argonne. Au lendemain de la première Bataille de la Marne, en septembre 1914,  la 5e armée impériale allemande - qui se replie - s’installe en forêt d’Argonne où elle stabilise son front  pour s’opposer à l’avance de la 3e armée française sous les ordres du général Sarrail. Commence alors une longue bataille d’un acharnement inouï. « Une lutte terrifiante parce qu’elle ne cesse jamais, ni de jour, ni de nuit » comme l’a écrit dans un rapport le général Sarrail.

  

Sous la conduite de Christian Tarantola, les participants ont visité successivement la Haute Chevauchée, le Kaiser Tunnel et la butte de Vauquois, site de mémoire en Argonne qu’aucun d’eux ne connaissait. Le site de la Haute Chevauchée, haut lieu symbolique de la Bataille d'Argonne, est parcouru par un sentier historique où l’on découvre un réseau de tranchées et boyaux français et allemands, vestiges des violents combats qui s’y sont déroulés, et qui mène au cimetière  militaire de la Forestière. 

 

 

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Creusé par les Allemands à partir de novembre 1915, le Kaiser Tunnel est long de 350 mètres auxquels s’ajoutent 455 mètres de galeries.

 

 

 

 

Il permettait à la fois d’assurer les liaisons avec le front sous la côte du kronprinz et dispenser les premiers soins aux blessés.Kaiser tunnel 1.jpg 

De nombreux restes de son équipement d’origine (hôpital de premiers secours avec bloc opératoire, centrale téléphonique,  centrale électrique...) sont encore visibles aujourd'hui. Une visite étonnante des aménagements souterrains pendant la Première Guerre mondiale.

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Considérée par les états-majors des deux camps comme un observatoire exceptionnel et un verrou stratégique, la Butte de Vauquois a été le théâtre de combats meurtriers pendant quatre ans. Pour la seule année 1915, huit mille de nos glorieux soldats y périrent. Elle est aussi l’un des symboles de la guerre des mines qui allait entraîner la disparition complète du village. Le groupe est accueilli par les guides de l’Association des Amis de Vauquois. Dès l’arrivée sur la butte, c’est un spectacle impressionnant qui s’offre aux regards des visiteurs : là où se trouvait le petit village, il ne subsiste qu’une succession de cratères géants, parfois profonds d’une vingtaine de mètres, dont celui formé par l’explosion, en mai 1916, d’une charge souterraine de soixante tonnes qui a fait plus d’une centaine de victimes côté français. On a dénombré 520 explosions de mines sur la butte de Vauquois qui a perdu 18 mètres de hauteur durant cette période de la guerre des mines. Un panneau signale l’emplacement où se situait l’église. De chaque côté du profond fossé creusé par ces explosions, les visiteurs découvrent, rapprochées d’une trentaine de mètres seulement et se faisant face, les premières lignes de tranchées françaises et allemandes. Après avoir été répartis en trois groupes et reçu leur équipement comprenant un casque blanc de chantiers en plastique et une lampe torche, les visiteurs précédés des guides se sont engagés en file indienne pour visiter une partie du réseau des galeries souterraines creusé dans la gaize, une roche sédimentaire  tendre, mais compacte. Sous terre, c’est une véritable caserne qu’ils découvrent, sous forme d’un enchevêtrement de galeries basses et étroites,  étagées sur différents niveaux et   jalonnées d’excavations exiguës destinées à un usage particulier : cuisine, chambrées, infirmerie, dépôts, centrale électrique, poste de commandement…

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 Les techniques de l’extraordinaire lutte souterraine à laquelle se sont livrés Français et Allemands pendant quatre ans leur sont expliquées. C’est de la guerre des mines dont il est question. Les sapeurs français du génie creusent jusqu’à être sous les galeries allemandes, placent un fourneau d’explosifs de plusieurs tonnes qu’ils font sauter. L’explosion donne le signal de l’attaque en surface. Du côté allemand on utilise la même technique. Pour ne pas se faire surprendre, on met en place des systèmes d’écoutes qui doivent permettre d’intervenir avant que l’ennemi ne fasse sauter son fourneau de mine. La guerre a ainsi transformé la Butte de Vauquois en une véritable termitière : puits, galeries, rameaux de combat et sapes nécessaires à la mise en œuvre de la guerre des mines qui s’étirent sur une vingtaine de kilomètres, mais aussi de véritables casernements aménagés.

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Cette visite impressionnante a été sans conteste le point fort de la journée. Elle a révélé à la fois l’organisation structurée des installations souterraines et de mesurer les conditions effroyables dans lesquelles les poilus se sont battus et tentaient de survivre.La visite terminée,  les participants se sont rassemblés au pied du mémorial, moment choisi par Christian Tarantola  pour  retracer la violence des combats pour la conquête de la butte et préciser les circonstances de la mort de Marcel Parisot (voir sous le texte).

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C’est ensuite  dans le recueillement et en présence des drapeaux de quatre associations d’anciens combattants et d’un figurant portant la  tenue et les équipements d’un combattant de la Grande Guerre qu’un hommage a été rendu aux victimes des combats à Vauquois et plus spécialement à Marcel Parisot. 

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 Une cérémonie courte, mais émouvante avec dépôt de gerbe et minute de silence. Les pensées des personnes présentes sont allées également vers Claudine Laurent, petite nièce de Marcel Parisot qui, s’étant blessée quelques instants auparavant,  n’a pu participer à la cérémonie. Assurément une  grande déception pour elle. Chacun lui souhaite un prompt rétablissement.Monument Vauquois 2.JPG

Après avoir repris des forces, le groupe de visiteurs a ensuite consacré la fin de l’après-midi à la visite du  Mémorial de Verdun à la fois témoignage de la bravoure des poilus et évocation  de leurs souffrances, puis à un arrêt au  fort de Froideterre, clé du dispositif français à Verdun qui a joué un rôle crucial durant l’été 1916 et aux Quatre Cheminées. En résumé, une journée bien remplie et chargée d’émotion. Un parcours historique exceptionnel sur une terre de mémoire qui porte encore les stigmates de la Grande Guerre. Des visiteurs particulièrement intéressés qui ont apprécié  les explications de leur accompagnateur, Christian Tarantola  qui a su, tout au long de la journée, transmettre sa passion et captiver un auditoire attentif.

 

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 Marcel Parisot  :

Originaire de Docelles où son père tenait une épicerie, Marcel Parisot  se destinait  aux études d’ingénieur dans le textile.  À la guerre, il est appelé au 1er régiment du génie. À la fin de l’été 1914, il est en Argonne avec son corps, le 1er régiment du génie. Les troupes allemandes viennent de s’emparer de la butte de Vauquois dans le but d’encercler Verdun. C’est une position importante que les Français se doivent de reprendre. Les vagues d’attaque successives qu’ils lancent jusqu’en février 1915 restent sans succès. Les pertes sont énormes.  Alors qu’il est à l’instruction des pionniers à l’arrière, Marcel Parisot se porte volontaire pour accompagner l’infanterie dans la grande attaque envisagée par le haut commandement. Il veut « venger son pays ». Cette attaque a lieu le 28 février 1915. Au cours de l’assaut, Marcel Parisot est tué d’une balle en plein front. L’ennemi parvient à rester sur sa position, mais l’attaque a fini par épuiser sa résistance. Une semaine plus tard, les troupes françaises prennent pied sur la butte. . Ils occupent le versant sud et les  Allemands le versant nord. La guerre des mines commence. Une citation a été attribuée à Marcel Parisot : « Parisot Marcel, sapeur mineur. A demandé à faire partie du détachement de sapeurs accompagnant une colonne d’assaut. A été tué au moment où il contribuait à la capture de plusieurs prisonniers »

 

Remerciements à Yvan Nourdin pour ce texte et les photos.

08/11/2008

Bruyères : Cent vingt-trois noms sur le granit

PICT0133.JPG Mardi 11 novembre 08 après l'office religieux à 10 h ce sera dès 11 h l'occasion de remémorer l'Armistice de 1914 - 1918. Sur l'esplanade du Souvenir, l'appel aux morts concernera cent vingt-trois Bruyèrois victimes de guerre. Le nom d'Henri-Joseph Marchal mort pour la France a été ajouté à la longue liste des disparus de la Grande-Guerre.
Désormais, une stèle rappelle aussi les disparus en Indochine.

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Nombreuses familles retrouveront là le patronyme d'un ou plusieurs de leurs enfants.

Morts pour la France en 1914 - 1918 :

René Marie Amet, Charles Gustave André, Jules Charles André, Victor Aubert, Emilien Beaudoin, Pierre Beonard,
Marie Paul Bexon, Charles Henri Brant, Louis Bourcin, Valérie Chaudeur, Joseph Chevalier, Charles Christophe,
Henri Christophe, Jules Didier, Camille Durin, Emile Foignant, Paul Fleutiaux, Paul Forwengler, Paul Frenot
Charles Galland, Alexis Gavriat, Maurice Grandclaudon
Jules Grandjean, Georges Paul Golle, Albert Guittard
Louis Georges Henry, Pierre Henry, Achille Holstein,
Charles Humbert, François Humbert, Léon Humbert, Albert Jacob, Paul André Jacques, Paul Jeudi, Jules Joseph Lecomte, Paul Lecomte, Gaston Levy, Henri Mandement,
Charles Louis Mangin, Charles Léon Mangin, Eugène Mangin, Paul Mangin, Henry Joseph Marchal, Gustave Melh
Léon Mercier, Henri Merlin, Henri Mercier, Charles Eugène Miche, Pierre Michel, Albert Michelon, Joseph Moulin, Henri Mortagne, Alphonse Magnier, François Mourant, Eugène Muller, Jean Perin, Remy Perin, Georges Pierrot, Abel Remy
Julien Rivière, Auguste Rosa, Henri Honoré Siatte, Paul Sonrier, Joseph André Thiriet, Marie Albert Thomassin
Claude Tissot, Auguste Paul Uhl, Albert Valantin, Albert Vallance, André Georges Valance, Henri Vannier
Joseph Charles Vaune, Emile Gaston Villaume
André Nicolas Villemain, Frédéric René Villemin
Ferdinand Vincent, Ernest Panighini, Henri Franck
Henri Favon.

Militaires 1939-1945 : Antoine Zerbini, Georges Antoine, Charles Bailly, Marcel Bontems, Roger Badonnel, Raymond Charbonnier, Gaston Colet, Louis Creusot, Fernand Geoffroy, François Chonavey, Reginald Chonavey, Robert Jeanblanc, André Mandra, Pierre Magrot, Henri Ribigo, Marcel Thomas, François Tomasina, Raymond Vouaux.

Déportés 1939 - 1945 : Henri Bernard, Jules Bicker, Maurice Chapuy, Marceau Georges, Raymond Germain, Léon Geismar
Madeleine Geimar Madeleine, Simon Meyer, Paul Payeur
Georges Pecheur, André Picard, Rosette Simon, Zoé Weill
Eliane Weill, Marcel Weill, Cécile Weill, Michelle Weill.


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Indochine 1946 -1954 : Jules Capelle, Michel Chonavey, Albert Idoux, Albert Martin, Antoine Martinez, Georges Paradis.

AFN 1952- 1962 : Jean Quintin, Jacques Petitjean, Jean Rohr.

Cérémonies de l'Armistice
Les commémorations de l'Armistice se dérouleront le mardi 11 novembre 08 selon le programme suivant :
10 h : office religieux en l'église paroissiale ; 11 h, rassemblement et formation du cortège devant l'Hôtel de Ville, défilé avenue du Cameroun, cérémonie sur l'esplanade du Souvenir ; 11 h 30 cérémonie au carré militaire du cimetière communal ; 12 h, réception au grand salon de l'Hôtel de ville, vin d'honneur.



29/07/2008

Amitié franco-américaine

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Gérôme Villain et Hervé Claudon, deux jeunes hommes du secteur bruyèrois sont de retour d'Amérique.
Les 18 et 19 juillet dernier s'est déroulé sur la base militaire du Camp Mabry à Austin au Texas un symposium sur le « Bataillon Perdu » de Bruyères-Biffontaine, l'une des dix plus grandes batailles du dernier conflit mondial. Des Vosgiens, Gérôme Villain et Hervé Claudon étaient présents, invités par Patti Stickle - l'une des responsables de l'association de la 36ème Division d'Infanterie US - pour représenter la France dans cette manifestation regroupant des vétérans, historiens ou intéressés venus de tous les Etats-Unis. C'est grâce à leurs travaux de recherche sur l'histoire de la libération entre Remiremont et Bruyères et la récente découverte par Gérôme de deux réservoirs auxiliaires d'avions américains P-47 largués fin octobre 1944 sur le site du Bataillon Perdu qu'ils furent conviés à cette manifestation. Les deux containers furent largués dans Le but d'apporter des vivres, médicaments, piles et munitions en attendant d'être secourus par les soldats d'élite japonais-américains du 442 RCT au prix de pertes considérables. Ces deux objets furent ensuite gracieusement rapatriés par la société de transport américaine Fedex jusqu'au musée de la 36ème Division d'infanterie US basée à Austin.
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Photo Musée 36th Austin
Ces deux pièces de collection furent le point de départ de cette manifestation au Texas. Pour cette action, Gérôme Villain s'est vu remettre par le Lieutenant Général Charles G. Rodriguez, Adjudant Général de l'Etat du Texas - le plus haut gradé de la Garde Nationale du Texas et commandant des forces militaires de cet état - un aigle en Bronze et un certificat d'appréciation, signes de reconnaissance de ses efforts pour l'enregistrement de l'histoire de la 36ème Division d'Infanterie US. Le Major General John T. Furlow, son assistant remit également une médaille aux deux français en témoignage de gratitude pour leurs travaux.
Lors de la cérémonie, les hôtes français ont successivement lu en français des messages de sympathie adressés par les Communautés de Communes de la Vallée de la Vologne et de Brouvelieures, ainsi que par la mairie de Bruyères. Ils furent ensuite transcris par Eileen Roulier-Shima, véritable ambassadeur de la France dans son pays. Ils ont également offert au musée d'Austin une lampe en lithophanie créée pour la circonstance par les Ets Grandidier de Cheniménil afin d'illustrer le savoir-faire local. Cela permit aux nombreux américains présents de considérer que l'intérêt français envers leurs libérateurs était toujours présent. L'un des intérêts majeurs de ce symposium était de démocratiser le sacrifice des nisei - américains d'origine japonaise - qui souhaitèrent affirmer leur loyauté envers leur nouveau pays alors que leurs parents étaient internés en camps de détention dans le désert de l'Arizona suite à l'attaque japonaise de Pearl Harbor. C'était, selon Terry Shima - président de l'association JAVA qui regroupe des vétérans du 442 RCT - la première fois qu'une reconnaissance de cet ampleur avait lieu. Cette prise de conscience fut accentuée par la présence des deux vosgiens appuyée par celle d'Elisabeth McKay - présidente de l'Alliance française à Houston - et de quelques français résidents aux Etats-Unis. C'est pourquoi Terry Shima leur remit - ainsi qu'aux deux organisateurs de cette manifestation - un symbole d'amitié matérialisé par le précieux insigne du 442 RCT. Le slogan « Vive la France » fut alors crié et applaudit dans la salle sous la présence côte à côte des drapeaux français et américains.
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La tête pleine de souvenirs, Gérôme et Hervé quittèrent le Texas avec un message d'amitié et un présent pour les Vosges offert par les américains. Ceux-ci seront officiellement présentés lors d'une prochaine cérémonie à Bruyères.

Remerciementq à Hervé Claudon et Gérôme Villain pour l'information et les photos

17/07/2008

Gérôme Villain et Hervé Claudon au Texas

Ces 18 et 19 juillet 08 un symposium rassemble des spécialistes de l'histoire à Austin au Texas. Il s'agit d'évoquer le Bataillon Perdu de Bruyères-Biffontaine dans les Vosges. Et donc là, l'une des dix plus grandes batailles du dernier conflit mondial. C'est principalement grâce au travail de Gérôme Villain de la région de Bruyères dans les Vosges qui, grâce à l'étude et au décodage d'archives américaines d'époque, repéra des containers ayant servi à la survie du bataillon encerclé par l'ennemi que se fait cette avancée.
Avec Hervé Claudon du même secteur, ces deux passionnés d'histoire orchestrent ensuite la campagne française pour l'obtention d'un timbre édité par la poste américaine à l'effigie des 442ème Régiment de combat et 100ème Bataillon de « nisei », des soldats américains d'origine japonaise employés comme troupes d'élite auprès de la 36ème Division d'Infanterie américaine qui, au prix d'un lourd sacrifice, percèrent les lignes ennemies pour libérer les soldats encerclés. Suite à ces actions d'éclat, ce régiment est aujourd'hui le plus décoré de l'armée des États-Unis. Cette campagne recevra en France comme à l'étranger de nombreux appuis politiques ou particuliers avec au premier chef, celui du Président de la République Française par le biais de son Directeur de cabinet : un message de soutien qui donne aujourd'hui outre-Atlantique un impact significatif de la France pour ses libérateurs.

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Gérôme et Hervé font ensuite venir et accueillent William Tucci, un dessinateur de New York dont l'œuvre est traduite en quatre langues et éditée à plus de trois millions d'exemplaires dans le monde. Cet artiste crée actuellement une bande dessinée sur ce fait historique du Bataillon Perdu. Un album dont la sortie en anglais est prévue en fin d'année et en français au cours de l'année suivante.31b24939f10bdbf06b1b340f5090abf7.jpg William Tucci s'est rendu sur les lieux de la bataille sous le regard des médias écrits et télévisuels. Il a également rendu de multiples hommages à ses pères morts sur le sol de France. Il est aujourd'hui nommé Ambassadeur de la région de Bruyères par la Communauté de Commune de la Vallée de la Vologne. Il sera l'un des invités vedette de ce symposium à Austin. C'est pour remercier leur travail quotidien et leur implication dans ce devoir de mémoire que les dirigeants de la 36ème Division d'Infanterie américaine d'Austin et de San Antonio invitent Gérôme Villain et Hervé Claudon à venir représenter la France à ce symposium du Bataillon Perdu d'Austin.
Les associations françaises locales et les sympathisants français fêtent l'évènement :

Contacts : Gérôme Villain : gerome.villain@wanadoo.fr ou 06 43 01 77 74 ; Hervé Claudon : sh-claudon-houx@wanadoo.fr ; ou aux Etats-Unis :pgs@satx.rr.com ; le directeur du Musée d'Austin : jeff.hunt@us.army.mil

Remerciements à Hervé Claudon et Gérome Villain pour cette info

04/07/2008

Un peu d'histoire

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Des écclésiastiques
Plusieurs gens d'Église se firent remarquer à différents degrés. Parmi ces ecclésiastiques, on cite d'un père médecin, les abbés Didelot. Nicolas-Antoine Didelot, né en 1763 à Bruyères devint vicaire de Remiremont. Triste sort, en 1794, il fut l'un des 11 guillotinés vosgiens envoyés à l'échafaud par le tribunal de la révolution. Son frère aîné, Pierre-Gabriel né à Bruyères en 1757 eut plus de chance. Également vicaire de Remiremont, il dédaigna le serment constitutionnel. Il quittera la France pour le Luxembourg, la Belgique, la Bavière, la Pologne. Il sera fait curé de Pouxeux en 1816. Il écrira de précieux manuscrits relatifs aux Vosges.
L'abbé Jean-François Georgel, né à Bruyères en 1731. Une rencontre avec le cardinal de Rohan lui permit de devenir vicaire de l'archevêché de Strasbourg et administrateur de l'office des Quinze-Vingts. On ignore son rôle exact, mais il sera impliqué dans l'affaire du collier de la reine. Tout comme son ami le prince de Rohan, l'abbé Georgel sera disgracié. Exilé dans le Perche, il sera autorisé à finir sa vie à Bruyères. Il laissera des écrits sur la révolution.
Né en 1661 à Vauvillers Jean-Claude Sommier fut nommé curé de Champ le Duc en 1696. 208c2515c14f46941fa3bc748b11c5aa.jpgIl se fit remarquer par ses oraisons, dont celle de la princesse d'Autriche, duchesse de Lorraine, Marie Eléonore, mère du Duc Léopold. Le pape Benoit XIII confia l'administration de la paroisse de Champ à l'abbé Sommier. L'ancien château d'architecture lorraine devint maison curiale. Le pape le nomma en 1725 archevêché de Césarée et signe d'estime procéda lui même à la consécration.