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01/05/2009

Bruyères : la Légion d'honneur et l'Ordre du Mérite coude à coude

L'amicale de la Légion-d'Honneur et de l'Ordre du Mérite réuni a été durement éprouvée ces derniers mois par le décès : du commandant en retraite Roger Delacroix, ancien combattant AFN, titulaire de la valeur militaire en Algérie et chevalier de la Légion d’honneur. De Maurice Kammerer, mobilisé en 1939 sur la ligne Maginot, il fut fait prisonnier en juin 1940 et transféré en Allemagne où, pendant  plus de 5 ans, il vécu au jour le jour les dures épreuves de la captivité : privations, humiliation, séparation des siens. En 1977, il est élu maire de La Chapelle, charge qu’il exercera pendant 18 ans. Il a reçu les insignes d’officier de l’Ordre national du mérite en 2000. Tout récemment, on déplorait le décès de Jean Forterre. Engagé à 20 ans en 1946, il servit au Maroc. Se porta volontaire pour l’Indochine où il fut cité à l’ordre de l’armée, puis pour l’Algérie où il est blessé en 1958, dans la région de Tebessa. Il termine sa carrière à Toul en 1972 avec le grade de capitaine. Il était décoré de la Médaille militaire et de la Croix du combattant volontaire et a reçu les insignes de chevalier l’Ordre national du mérite en 1971.
Quatre membres de l'amicale ont eu aussi la douleur de perdre un être cher : Michèle Peltier en la personne de sa maman, Yves Burton en la personne d’Annie son épouse, Bernard Lalevée en la personne de son père René. Fernand Didier en la personne de son gendre.
Le rapport d’activité présenté au relais de la cité en assemblée générale par le secrétaire Michel Christophe montre une vie associative de qualité certaine.

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L’amicale qui a donc eu à déplorer 3 décès voit son effectif passer de 33 à 30 membres. Fidèle à ses engagements, l'amicale a accompli son devoir de mémoire en participant avec son drapeau à toutes les cérémonies patriotiques organisées à Bruyères et à Champ le Duc : Armistices des 8-Mai et 11-Novembre, Libération, Appel du 18 juin, Journée de la déportation, Journées du Souvenir-Français. Journée du Souvenir de la Déportation à Champ le Duc.
L’excursion de l’automne, les 17 et 18 septembre 2008, a eu pour destination la Champagne. Cette sortie a rassemblé 64 participants. Une balade qui s’est déroulée dans une excellente ambiance. Et, qui comme les autres années a été placée sous le double signe de la culture et de la gastronomie .
A son tour, Michèle Peltier présentait le rapport financier. La situation financière de l'association est saine. Les comptes sont tenus avec rigueur et un peu d'argent en caisse permet de voir venir.

Yvan Nourdin exprimait des remerciements à Michèle Peltier, à Michel Christophe et saluait également le fidèle porte-drapeau Jacques Laurent.Le président portait ensuite un regard sur l'actualité et évoquait les problèmes de société, dont celui de la drogue.

« Les drogues ont toujours et partout existé. La culture du pavot à opium était par exemple connue en Mésopotamie 4 000 ans avant l'ère chrétienne, l'utilisation de la feuille de coca est attestée en Équateur et au Pérou en 2 100 et 2 500 av. J.-C. et la référence la plus ancienne à l’usage du cannabis remonte à 2 700 av. J.-C. en Chine. Aujourd’hui, la drogue est devenue un phénomène important dans nos sociétés modernes. La production, le trafic et la consommation de drogue ne cessent de se propager dans tous les continents. C’est un phénomène de masse qui touche toutes les couches sociales. Aucun milieu n’est épargné. Avec près de 4 millions d’usagers occasionnels et 1.2 million d’usagers réguliers, la France est un des pays d’Europe où la consommation de cannabis est la plus importante. Cette consommation augmente d’année en année. La consommation des autres drogues est également en progression. La première consommation intervient généralement durant l'adolescence, dans cette période difficile de remise en question des acquis et d'essais à l'autonomie. À 17 ans un Français sur deux et deux Françaises sur cinq ont déjà expérimenté le cannabis. En six ans, la population des jeunes concernés par la drogue s'est accrue de 25 %. La drogue est présente partout, dans la rue, dans les lieux publics, aux portes voire à l’intérieur des établissements scolaires. Depuis plusieurs années, elle n’est plus une spécialité urbaine, nos campagnes, nos plus petits villages sont touchés de la même façon. Aucune famille n’est à l’abri. Nos enfants, nos petits-enfants côtoient la drogue quotidiennement. »

Pour en parler, Yvan Nourdin avait fait appel à la Gendarmerie, représentée par le lieutenant Dominique Lallemand et le gendarme Jean-Christophe Pilleyère, formateur relais antidrogue – FRAD en abréviation.

Les 575 FRAD que compte la gendarmerie effectuent des actions spécifiques d’information et de prévention à destination de la jeunesse, centrées sur une approche éducative, incluant le volet sanitaire, mais aussi le rappel à la loi. Un diaporama et les précisions concises du gendarme permettaient de mieux connaître ce véritable fléau qu'est la drogue. Un petit livret remis à chacun des participants aura contribué à approfondir le problème. L'initiative de cette conférence à la suite des assises annuelles fut particulièrement appréciée.

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14/04/2009

Brouvelieures : obsèques de Jean Forterre

JEAN FORTERRE LastScan.jpgCe mardi 14 avril 2009, à 10 h 30, beaucoup de monde rendra hommage en l'église de Brouvelieures à Jean Forterre décédé à la veille du week-end de Pâques à l'âge de 82 ans. Ainé de Renée, Jean naquit le 26 octobre 1926 et vécut sa tendre enfance jusque 6 ans à Rehaincourt (54) chez sa grand-mère. Âgé de 11 ans, il devint pensionnaire d'une école. C'est en 1940 que les parents Forterre vinrent dans les Vosges pour habiter Brouvelieures. Le chef de famille travaillant alors comme facteur, la mère comme receveuse de la Poste. Très tôt, Jean montra des dispositions pour la vie militaire et s'engagea en 1946. Son métier le conduisit en 1948 au Maroc où il demeura un an. Jean Forterre fut alors volontaire pour l'Indochine et le Nord Vietnam de 1949 à 1954. Son courage reconnu et cité à l'ordre de l'Armée française. Un nouveau poste lui fut confié au Maroc de 1952 à 1955. Jean Forterre revint alors sur le continent, mais à peine rentré à Sarrebourg, il choisit sans attendre de partir pour l'Algérie. Il obtient alors la fonction d'adjoint au commandement des SAS de septembre 1956 à septembre 1959 à Morsoot. Le 1er août 1958, il fut honoré d'une citation personnelle à l'ordre de la division. Il sera blessé le 1er décembre 1958 en service commandé du côté de Tébessa. La guerre terminée, il revint comme militaire à Tour. Jean Forterre achèvera une belle carrière militaire en décembre 1972 à Toul avec le grade de capitaine. Médaillé militaire, chevalier de l'Ordre du Mérite depuis 1971. Titulaire de la reconnaissance de la Nation, de la Croix du combattant volontaire en Indochine et AFN, de la médaille coloniale Extrême-Orient, la médaille commémorative Indochine et Afrique du Nord, Jean Forterre fut toujours salué comme militaire valeureux. Son sérieux et son sens du devoir se retrouvèrent également dans la vie associative. Il devint trésorier de la Légion Vosgienne au sein de la section bruyèroise, également des anciens combattants et victimes de guerre. Il prit encore à Bruyères de 1985 à 1995 la fonction de porte-drapeau des quatre armes.
Marié à Gisèle Dossmann en 1954, Jean Forterre devint père de deux enfants : Françoise, veuve Chevillard qui demeure à Lille et Roland qui vit au Katar. Veuf de Gisèle depuis 1995, le défunt connut le bonheur d'être six fois grand-père, puis de devenir bis-aïeul. Retiré de l'Armée en 1972, Jean Forterre prit alors avec son épouse la direction de l'hôtel restaurant Dossmann. Une enseigne alors très réputée. Ses proches se souviennent d'un homme de caractère, attaché aux valeurs patriotiques, sociales et humaines. Jean Forterre aimait la Lorraine. Et, se montrait fier de ses racines. Fort cultivé, Jean Forterre était un grand lecteur. Il se plaisait également à pratiquer l'activité des mots croisés. Ces connaissances, ses voyages au travers le monde en faisait un puits de savoir. Jean Forterre laisse le souvenir d'un homme respectable, fidèle à ses engagements et ses convictions. Sa disparition est ressentie avec tristesse par les siens. Il manquera aussi à ses amis auxquels il restait très attaché. C'est une véritable silhouette emblématique du village qui vient de s'effacer. Sincères condoléances.

26/03/2009

La Chapelle devant Bruyères : décès de Maurice Kammerer, maire honoraire

_Users_bernardmichel_BERNARD_PHOTOS_Famille_Papy_Papy F.Péres-050731-03.JPGUne figure emblématique du village vient de s'effacer. Après six semaines d'hospitalisation, dont trois passées à Epinal, Maurice Kammerer s'est éteint dans sa 94e année à l'hôpital de Fraize. Vosgien, Maurice Kammerer était né le 3 août 1915 à Saint-Laurent. Sa scolarité primaire achevée, il poursuivit ses études au collège technique d'Epinal. Ses parents, Denise et Louis vinrent s'installer à La Chapelle devant Bruyères. Aîné de Jean, né en 1919, Maurice Kammerer entra dans la vie active comme dessinateur aux Papeteries Mougeot de Laval sur Vologne. Le 19 septembre 1936, Maurice Kammerer épousa Marie-Thérèse Georges. En 1937, il quittera cette entreprise pour entrer au service du Cadastre comme dessinateur.
Mobilisé en 1939 à Lauterbourg dans la Ligne Maginot, il fut fait prisonnier et envoyé en Allemagne à Erfurt, puis à Stadine. Il sera alors privé de sa liberté et dut travailler pendant presque 6 ans de son existence sous le joug allemand à l'intérieur d'un domaine agricole, cela jusqu'en mars 1945. Libéré, il rentra en France en 1945, à La Chapelle devant Bruyères, cela comme 32 autres prisonniers de guerre du village. Il ne revit alors pas son père, Louis, décédé fin 1944. Maurice Kammerer reprit sa vie professionnelle au Cadastre à Epinal où désormais il a élu domicile.
C'est à partir de cette époque qu'il fonda sa famille. Il aura trois enfants : Bernadette, mariée à Bernard Michel, née en 1946 à Epinal, enseignante retraitée demeurant à Xonrupt ; Françoise, mariée à Jean-Luc Lecomte, née en 1949, enseignante, puis commerçante, retraitée domiciliée à Epinal ; Jean-Luc, marié à Irène Michel, né en 1952, chef de service comptable à la direction générale des finances publiques en poste à Albi dans le Tarn.
La réussite d'un concours valut au disparu d'être nommé à Auxerre en 1948. Il s'y installera alors avec sa famille pendant 20 ans. Le temps passant, pour favoriser les études supérieures de ses enfants, Maurice Kammerer demandera sa mutation à Nancy en 1968. Au fil des ans, ses enfants se marièrent, le défunt eut alors le bonheur de connaître ses 3 petits enfants : Carole, Aude et Vincent.
Maurice Kammerer eut également la chance de garder jusque sa centième année sa maman, Denise, dont la gentillesse et la bonté étaient connues de tous au village. Une date qui en 1992 marqua beaucoup de monde. Car, peu de temps après l'hommage des siens et de toute la population, Denise ferma les yeux pour toujours. En 1998, Maurice perdit son épouse Marie-Thérèse. Plus tard, le mariage de sa petite fille Aude en juillet 2008, et passer Noël 2008 entouré des siens qu'il aimait infiniment, firent partie des derniers bons moments du disparu.
On se souvient de l'engagement local de Maurice Kammerer, élu communal en 1971. Mais, c'est principalement à partir de 1977, date de son départ à la retraite de Nancy en qualité de chef de circonscription du Cadastre qu'il devint maire de La Chapelle devant Bruyères. Il le restera pendant 18 ans. Et, assurera aussi la présidence du syndicat des eaux. Sa rigueur au bénéfice de la collectivité, sa pugnacité et son écoute de la population lui valurent plusieurs marques d'une reconnaissance bien méritée. La médaille d'honneur des collectivités locales et la médaille de l'association des maires lui furent attribuées. Maire honoraire, Maurice Kammerer fut également et surtout promu au haut titre d'Officier de l'Ordre national du Mérite.
Ceux qui connurent Maurice Kammerer se souviennent aussi d'un homme proche de la nature. Le jardinage, la pêche, la forêt... lui procuraient beaucoup de satisfaction. Proche de ses semblables, il était aussi un camarade apprécié du club local des retraités « Les Bruyères ». Maurice Kammerer fut aussi pendant très longtemps correspondant des journaux la Liberté de l'Est et l'Est Républicain. Il était de ceux dont la plume possédait une valeur sure. D'un caractère solide dans ses convictions, Maurice Kammerer rédigeait ses papiers avec un talent certain dans l'écriture. Attaché aux valeurs civiles, humaines, familiales, Maurice Kammerer savait demeurer proche des siens. S'il cachait souvent sa tendresse, ce n'était que par pudeur. Son décès est salué chapeaux bas.
Maurice Kammerer repose au funérarium Lapoirie, 14 rue de l'hôpital à Bruyères. Ces obsèques religieuses seront célébrées vendredi 27 mars 2009 à 14 h 30 en l'église de La Chapelle devant Bruyères.
Sincères condoléances.