Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« La Chapelle devant Bruyères : Garfield a disparu | Page d'accueil | Champ le Duc : Charlemagne chausse les raquettes ! »

13/02/2014

Bruyères : Jean Lurçat s'évade à Paris

C'est un 21 janvier que Louis XVI a perdu la tête Place de la Concorde et c'est ce 21 janvier 2014 qu'une cinquantaine de lycéens de Première Management-Gestion et de Terminale Littéraire sont passés eux aussi Place de la Concorde, non pour y perdre la tête, mais pour bien la remplir. Mme Gavoille, Mme Mommeja, M. Bossu et M. Welker, professeurs du lycée Jean Lurçat, leur ont servi de guide pendant deux jours.

Quoi de mieux que de battre le pavé parisien pour mieux percevoir les richesses culturelles et la vie grouillante de la capitale. Cinquante paires de jambes ont donc, sous un ciel clément malgré quelques gouttes, parcouru la distance qui sépare le Louvre de Notre Dame : une remontée dans le temps, de la pyramide de François Mitterrand au cœur médiéval de la Cité, en passant par Napoléon III qui paracheva les Tuileries, par le premier Louvre et sa cour carrée de Philippe Auguste, par la statue équestre de Henri IV, ce fier vert galant, la Conciergerie d'où sortent encore les cris des torturés et la façade Ouest de Notre Dame enfin, offrant ses portails magnifiquement sculptés et observés de près par nos potaches encapuchonnés. Belle surprise quand à l'intérieur de la cathédrale chacun put apprécier les répétitions du Requiem de Berlioz interprété par l'Orchestre Philharmonique de Radio France. Quelques échantillons de splendeur musicale.

 

             100_2946.JPG

 

Direction le Centre Pompidou ensuite, toujours sur des semelles de vent, pour visiter l'exposition temporaire Le surréalisme et l'objet , en lien avec le programme de littérature. Fini l'artiste de génie, unique et singulier : l'art vient chercher l'objet manufacturé et produit à la chaîne, les objets du quotidien que nous côtoyons chaque instant sans y prêter garde, sans déchiffrer ce qui, dans notre réalité, permet pourtant de franchir les portes d'ivoire qui nous séparent du rêve. Oui, un mannequin et une cuillère associés bizarrement à un soulier, un porte-manteau vont faire jaillir l'insolite, vont bousculer notre inconscient et laisser libre cours à l'expression du désir, des fantasmes. Un autre rapport au monde qui n'a pas laissé nos jeunes gens indifférents : certains sont sortis étonnés, d'autres ravis, d'autres quelque peu heurtés ou gênés : pari réussi pour les Bretons, Eluard, Man Ray et autres Dali...

Les Halles : quartier de prédilection justement des surréalistes pour son effervescence populaire : c'est là que les unes ont fait les soldes, que les autres ont mangé leurs saucisses : on a vu aussi des garçons faire leurs emplettes et des filles courir après un cheese : la parité est en bon devenir...

Il fallait de toute façon se restaurer avant d'endurer les trois heures de représentation du Dom Juan de Molière dans la prestigieuse salle Richelieu de la Comédie française. Qui était ce brave monsieur au guichet ? Un Vosgien originaire de Saint-Dié ! Les Vosgiens sont partout... Inutile de dire à quel point la salle est impressionnante, car il a fallu déménager de deux étages inférieurs des demoiselles prises de vertige. Ont-elles eu la même pâmoison devant le beau comédien qui jouait Dom Juan ? Laissons aux cœurs leurs secrets... Peut-être aurons-nous des aveux devant l'examinateur du baccalauréat qui les interrogera sur Molière au mois de juin prochain ?

Une bonne, mais courte nuit s’imposait donc pour soulager les plantes rougies des petits petons dans un hôtel confortable et calme pour commencer une nouvelle journée... Place des Vosges (toujours des Vosgiens partout...) Eh oui, qui a payé ses impôts les premiers à la République ? Les Vôôsgiens Môssieur... Place des Vosges, c'est aussi l'appartement de Victor Hugo. Une de nos lycéennes n'aura pas eu la chance de ses camarades de le visiter, suite à un malaise, mais aura fait un petit voyage avec les pompiers de Paris jusqu'à l'hôpital Saint Antoine. Guère folichon comme visite touristique, mais l'essentiel fut de retrouver ses jambes et son sourire quelques heures plus tard...

Quelques rames de métro plus loin, déjeuner sur les Champs Élysées s'il vous plaît, avant de faire un bref pèlerinage sur la tombe du Soldat inconnu, en ce début de centenaire de 14 sous l'Arc de Triomphe, du haut duquel une vue extraordinaire de Paris a tout de même été prenable, cheveux aux vents...

Dernières photos devant la Tour Eiffel et tous retrouvent leurs pénates pour 22h. Cours le lendemain à huit heures...

07:45 Publié dans Vie scolaire |  Imprimer |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.