Bruyères : La fontaine Saint Georges, source de fierté ! (15/09/2012)

Côté route de Vervezelle, au pied de l'Avison, un chemin de terre très facile d'accès permet de rejoindre la chapelle de la Roche érigée tout contre la montagne en se servant d'un très vieil abri sous roche. Une statue de la vierge y est fleurie par des mains pieuses.c0d0dbf12ddf8acf16da77819d3eeb1f.jpg

À quelques pas de là, demeure la fontaine Saint-Georges, source du castrum gallo-romain. La légende assure que cette eau de source possède des vertus quasi miraculeuses pour les maladies des yeux. Jadis très bien aménagée, la fontaine était lieu de promenade.

Depuis des décennies, les Bruyèrois amoureux de leur patrimoine se désolaient du délabrement de la Fontaine Saint-Georges et de la quasi-impossibilité d'y accéder sans risques de tomber le nez parmi les friches d'un terrain détrempé par les eaux perdues.    

798ed5dc4d25f35e15830658560a608c.jpgLes années, les tempêtes, mais surtout le manque d'une véritable restauration ont failli conduire à la disparition de ce site chargé d'histoire. Il en fut très souvent question au cours des vingts dernière années. Les services municipaux de l'époque firent de leur mieux avec les moyens du bord. Mais comme soeur Anne, Saint-Georges ne vit rien venir sinon l'Arlesienne. 

Arrivé aux commandes de la ville, le maire de Bruyères, Alain Blangy promit de faire restaurer cet endroit dès que possible. Parole donnée, parole tenue.

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« La réception que nous faisons ce jour, est le fruit d’un travail, en amont, de la commission “forêt”. Dès le mois de juillet 2009, la commission “forêt” s’est réunie plusieurs fois pour élaborer une feuille de route des projets de travaux touristiques pour une allant de la période de 2008 à 2014. Nous avons consulté à plusieurs reprises la CCVV de nous suivre dans notre démarche. Pour les financeurs hypothétiques, ce projet n’entrait pas dans le créneau de leur compétence... » Expliquait, l'adjointe Michèle Peltier lors de l'inauguration officielle. L'élue en charge du dossier précisait encore que ce projet passé en conseil municipal et approuvé par ce dernier, la commission recevait le feu vert  du maire. Elle pouvait prendre contact avec l’ONF gestionnaire de la forêt communale bruyèroise et désigné maître d’œuvre de ce projet entrant dans le cadre des marchés publics. Administrativement, il s'agit là d'un marché de fournitures et de service en procédure adaptée.

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Au départ, trois lots furent définis. Le nettoyage, la mise en œuvre du mobilier en bois et les plantations furent attribués à l’entreprise Dieudonné pour 19 540 € HT. Le second lot fut classé infructueux, car les propositions sont apparues trop élevées par rapport au projet initial. Enfin le troisième lot concernant la conception et la réalisation et pose d’un bassin en grés attribué fut confié à l’entreprise Gérard pour la somme de 6840 € HT.

Finalement, l’ONF relançait la procédure d’appel d’offres pour le lot n° 2. Leque était alors divisé en 2 nouveaux lots. D'une par terrassement, empierrement allait à l’entreprise Tacca pour 16 988,46 € HT. Le sol étant très humide avec de nombreux ruissellements.

L’ONF jugeant qu’il était nécessaire de faire un avenant pour changer une buse une tête de buse, et protection du site avec 12 min 3 s de roches et tout-venant. Enfin, le renforcement des talus fut attribué à l’entreprise Dieudonné qui après un avenant au marché effectuait un enrochement au lieu du tunage initialement prévu pour une somme de 24 736.16 € HT. Le tout financé par la Ville de Bruyères soucieuse de son environnement.

Un tel ouvrage ne se conduit évidemment pas sans précautions. Des cartes postales du début du 20e siècle furent utilisées pour s'inspirer de ce qu'il convenait d'engager pour respecter au mieux l'identité de ce lieu. Nombreuses réunions sur le terrain donnèrent à penser qu'il était également judicieux de  relier le parcours de santé à la chapelle de la Roche. Il fut demandé aux entreprises choisies sur les environs proches d'utiliser des matériaux locaux, bois, tout-venant également du secteur. 

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Présent lors de cette présentation, les agents ONF mettaient encore l'accent sur le travail de plantation effectué. Environ 800 pieds d'essences adaptées ont été placés de façon à remplacer les arbres cassés ou abattus par nécessité. Le site étant exclusivement réservé aux marcheurs motos, quads, véhicules de toute sorte, chevaux et autres sont interdits à la circulation. Les jeunes pousses vont donc maintenant croitre en harmonie paysagère. On s'en rejouit, les responsables régionaux ONF citent cette restauration en exemple. Des déplacements sont même prévus sur place pour s'en inspirer

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