Bruyères : le cours de l'amitié, une valeur sûre ! (25/10/2011)

Des commémorations et une inauguration ont marqué le week-end des 22 et 23 octobre 2011 l'anniversaire de la Libération du secteur de l'Avison et de Bruyères. 

Soixante-sept ans après le véritable acte de foi que fut l'engagement au combat du 100-442e, un régiment dont ils furent des hommes sans reproches, trois soldats américains d'origine japonaise et la veuve d'un vétéran ont refait le déplacement jusqu'en France pour se mêler à la population vosgienne à l'occasion de l'anniversaire de la Libération.

 

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Des hôtes respectables, les vétérans et une veuve d'un ancien combattant.

 

Samedi à Biffontaine, autre haut lieu de l'Histoire, puis à Bruyères dimanche, les cérémonies commémoratives rendaient hommage aux libérateurs. Après l'office religieux, au coeur de la forêt de l'Helledraye, face au mémorial inauguré en octobre 1947, officiels, porte-drapeaux, musiciens, pompiers, enfants de la société Espérance, Bruyèrois, habitants des environs, amis... ne pouvaient que s'incliner devant la Garde au drapeau du 100-442e Régiment de combat des États-Unis venue spécialement d'Hawaï pour participer aux commémorations. Ce drapeau, soulignait avec émotion le maire, était présent, lors de ces terribles batailles dont l'intensité des souffrances dépasse très certainement nos imaginations.

 

 

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Le 100-442e a constitué une des unités les plus décorées de la Seconde Guerre mondiale. Ses soldats démontrant leur ardent patriotisme et leurs considérables qualités humaines. Dimanche matin sur l'Helledraye, la sonnerie aux morts jouée par un trompette caché dans le bois, là même où les vétérans et leurs compagnons endurèrent les limites l'existence, semblait avoir emprise sur le temps qui s'écoule. C'était il y a longtemps, c'était hier... 

Les commémorations se poursuivaient au centre-ville. Sur l'esplanade du Souvenir, même recueillement. Le cortège prenait ensuite la direction de la salle des fêtes dont le rez-de-chaussée vient d'être agréablement restructuré et rénové. Et, où une exposition de photographies anciennes attendait le public en apportant sa part d'intérêt.

 

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Pierre Bonafos, président national de l'association Franco-Américaine et du Souvenir Américain en France à remis au maire, Alain Blangy, un diplôme et une médaille d'or.

 

« Notre gratitude et notre respect leur sont acquis et j'aurai une pensée particulière pour tous les combattants de la liberté qui ne sont plus ou qui n'ont pas pu être parmi nous en ce jour mémorable » dira le maire. « Mais avec la liberté, la paix et un coup d'arrêt au nazisme et à son cortège de barbarie, ils nous ont apporté une amitié qui vivra longtemps à travers les terres et les océans, de génération et génération. » Ajoutait Alain Blangy avant, et cela en présence de nombreux invités, dont le Consul général des États-Unis, Evan Reade, de remettre une médaille de la ville à Mme Miyasato, veuve d'un vétéran, et à Mrs Honda, Tsuda et Nakahira. En gage d'amitié, le général Robert Lee, le major Keith Horikawa, le sergent-major Dean Shackles et Susan Uyemura, hôtes du jour, recevaient une image  d'Épinal numérotée évoquant la Ville de Bruyères .

Le Cours de l'Amitié

Plus festif, l'après-midi fut réservé à célébrer le cinquantenaire d'une chaine sans faille. Les soldats d'origine japonaise ayant voulu montrer leur farouche volonté d'accéder à la nationalité américaine, Hawaï devint le 50e état américain. La cité de Bruyères avait été préservée d'une destruction totale. Des anciens combattants revinrent quelques fois en pèlerinage sur ce champ de bataille dont les survivants portent les stigmates dans leurs corps et jusque dans leurs âmes. Un jour, Wilbert Sandy Holck (ayant participé à 19 ans à la libération de la ville) et Gérard Deschaseaux évoquèrent l'idée d'un jumelage entre Honolulu et la cité de l'Avison. Vaste entreprise ! Le serment de jumelage entre Honolulu et Bruyères fut scellé le 15 octobre 1961 par M. Blaisdell, Major City and Coutry of Honololu et M. Drahon, alors maire de Bruyères.

L'indéniable succès de l'aménagement tout récent du secteur « La Ville » a offert l'opportunité de découvrir une plaque qui baptise cet espace du nom « Cours de l'Amitié ». Alain Blangy évoquait cette réalisation dont il fut question durant des décennies. « D'autres ont échoué là où nous avons réussi à force de patience, de réflexion, de concertations, de pragmatisme et de respect mutuel ». Légitime fierté, pour le premier magistrat qui a su fédérer là un climat de confiance paisible et fertile. 

Le maire expliquait encore qu'aux cours de discutions avec Martial Hilaire, président bruyèrois de l'association du Chemin de la Paix et de la Liberté, en vue de donner un nom à ce lieu de vie proche des écoles, l'idée est née d'associer Honolulu, mais tout naturellement aussi Vielsalm en Belgique, jumelée à Bruyères depuis 52 ans. Il fut choisi d'ériger un monument. L'ouvrage fut confié à Mrs Pollet et Beaugeard, aidés pour ce faire des services techniques de la ville. Trois pieds, comme trois villes jumelées, trois faces sur lesquelles est reproduit un tableau réalisé par le Bruyèrois, Jean-Michel Greber.

 

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Gilberte Hilaire, présidente de l'association d'amitié avec Vielsalm et Ludovic Durain, adjoint au maire de Bruyères montrent les serments renouvelés de jumelage.

 

À deux pas des établissements scolaires, sur le Cours de l'Amitié, l'oeuvre porte la mention « Trois pays, trois amours, un seul lien : l'Amitié » à méditer sans modération !

 

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