Bruyères : le gendarme Vannson part pour la retraite (05/07/2009)

On le connait discret. La modestie naturelle du gendarme Serge Vannson très donc certainement souffert en entendant le lieutenant Dominique Lallemand, faire éloge de sa carrière professionnelle. P1200224.JPGLe pot de l'amitié offert par Serge Vannson à l'occasion de son départ vers la retraite était donc l'occasion pour le commandant de brigade Lallemand d'évoquer le parcours du gendarme Vannson. « Serge est né le 26 juillet 1953 à Cornimont dans ce contrefort des Vosges qu'il affectionne tout particulièrement. Il suit une scolarité normale qui le voit récompenser du certificat d'études et d'un diplôme de fin d'études. À 16 ans, diplôme en poche, il ne perd pas de temps et entre aussitôt dans la vie active. Pendant 4 années il travaille dans le tissage, principale industrie florissante pour les Vosges à l'époque. En 1973, Serge a 20 ans, et arrive l'heure du service militaire. À cette occasion, il découvre alors la Gendarmerie puisqu'il rejoint le Centre d'instruction des Gendarmes auxiliaires à Auxerre. Il fera au sein de ce centre 4 mois de classe puis recevra une affectation de huit mois au sein de la compagnie de Beaune. En juin 1974 il rejoint l'école de sous officier de Châtellerault. À cette époque la formation ne dure que quatre mois. Il en sort gendarme le 1er novembre 1974. Sa première affectation va le conduire à l'escadron de gendarmerie de Belfort. Il y restera 8 ans. Il connaitre alors diverses expériences. La préparation motocycliste jusqu'à la dissolution des brigades routières de la gendarmerie mobile, les B.R.G.M. Trois détachements hivernaux de secours au ballon d'Alsace donnant qualification de breveté de montagne. 5 années au PSS de Luxeuil les Bains sur la base aérienne de Bourogne Fougerais du fait de son habilitation au contrôle gouvernemental de l'armement. En 1980, Serge Vannson unit sa destinée à celle de Mauricette, une jeune femme originaire de la Bresse. En 1982, le jeune couple devient parent d'un fils unique : Mickaël. Toujours en 1982, le gendarme Vannson change de subdivision d'Armes et rejoint la gendarmerie départementale. Sa spécialité montagne lui permet d'intégrer une brigade de moyenne montagne, à Dabot (57). Il y servira pendant quatre ans. En 1986, le gendarme Vannson connaît des soucis de santé qui perturbe sa disponibilité de service. Une mutation est pressentie pour Sarreguemines, ce sera finalement Bruyères qu'il ne quittera plus. C'est donc 23 ans de service qu'il a accompli au profit de ce canton. » Le lieutenant mesurait encore tout ce chemin parcouru. « Les 23 années passées à Bruyères auront fait du gendarme Vannson la mémoire vivante de ses camarades. Elles lui auront permis de créer des liens, d'apprendre à connaître une multitude de personnes, connaissant leur famille, les liens de parenté, les histoires familiales, et bien d'autres choses encore. » Dominique Lallemand définissait encore Serge Vannson comme un homme calme, aimait la lecture. « Il a su être à l'écoute des gens, prendre en compte leurs problèmes et leurs attentes. Fortement expérimenté, il a toujours su agir au mieux de l'intérêt de la population tout en respectant l'éthique du gendarme et le sens du service public. Il aura connu 8 commandants de brigade, de camarades gradés et gendarmes. Il aura connu aussi bon nombre de bouleversements de notre univers professionnel. Son comportement exemplaire tout au long de ses années lui a valu à plusieurs reprises la reconnaissance de ses chefs, notamment par l'attribution de nombreuses lettres de félicitations dont celle du groupement de Nanterre qui lui tient le plus à coeur. Il quitte le service actif décoré de la médaille d'or de la Défense nationale. » Dira encore le Lieutenant Lallemand.

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 À présent, officiellement à la retraite de la Gendamerie le 26 juillet 2009, Serge Vannson s'apprête à rejoindre son village natal de Cornimont où depuis de nombreux mois il prépare un petit nid douillet. Serge Vannson pourra désormais se consacrer entièrement à sa famille, sa maison, et ses passions, notamment  motos et vieilles voitures.

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 L'ensemble des personnels de la brigade bruyèroise et leurs familles, nombreux à être venus témoigner leur affection à l'occasion de cette petite réception que Serge et Mauricette avaient voulue conviviale « sans chichi, ni tralala » souhaitent bien sûr un bon vent au couple.

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Leurs amis, nombreux à Bruyères espèrent également à Serge et Mauricette une vie heureuse. Belle et bonne retraite. 

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